PUY Jean

 

Jean PUY (1876-1960) fait partie de la famille des grandes figures artistiques de la première moitié du XXe siècle.
Sa carrière peut se répartir en trois grandes périodes : celle de la formation de 1896 à 1900 ; puis celle de la période « Fauve » de 1900 à 1906-07 ; enfin la troisième période le situe parmi les peintres indépendants et se prolonge bien au-delà de la seconde guerre mondiale.
Dés 1900 Jean PUY pose un regard différent sur la couleur et sur la forme. Les années 1902-1903 sont pour l’artiste, guidé par MATISSE, les années les plus violemment colorées qui donnent un style pré-fauve. L’usage d’un rose-violet, propre à l’artiste, l’emploi du cerne noir et d’une palette de couleurs puissantes annoncent les investigations auxquelles il va s’associer aux côtés de CAMOIN, DERAIN, MATISSE, VLAMINCK. Le Salon d’Automne de 1905 leur donne l’occasion de faire connaitre leurs recherches à un vaste public d’amateurs. Jean PUY, quoique plus retenu, se situe manifestement parmi les artistes du mouvement Fauve. Le marchand Ambroise VOLLARD ne s’y trompe pas et, sur la recommandation de MATISSE, va acheter la production de Jean PUY de 1905 à 1924.
Entre 1905 et 1912 André METTHEY confie le décor de ses céramiques aux Fauves DERAIN, MATISSE,VALTAT et PUY.
A son retour de la première guerre mondiale le cubisme et l’abstraction s’imposent sur la scène artistique mais Jean PUY reste totalement attaché à la figuration. Il garde cependant une écriture moderne.
Il brosse des marines du Midi mais principalement de Bretagne. Il conserve des rapports étroits avec MARQUET et CAMOIN.
Il affectionne les scènes d’atelier et les nus féminins, montrant une grande sensualité. Ici il se rapproche du travail de l’école de Paris.
Après 1935 les tableaux de scènes familiales et intimistes sont nombreux.
Jean PUY collabore avec Ambroise VOLLARD jusqu’en 1924 puis expose régulièrement à la Galerie DRUET de 1912 à 1938 et chez BERNHEIM Jeune de 1907 à 1927.

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